Chapter 3: La Calotte et le Désir
Les semaines avaient passé. L’épilateur laser trônait dans la salle de bain, et nos sourcils ne repoussaient plus. Juste une ligne rose et lisse, définitive. Chaque matin, devant le miroir, je touchais cette zone nue, et un frisson me parcourait.
Nos tenues aussi avaient changé.
Sophie les avait commandées par internet, deux combinaisons identiques en tissu noir extensible. La première fois que j’enfilai la mienne, je restai figée devant la glace. Le lycra épousait chaque courbe, comprimait mes seins, soulignait la chute de mes reins. Sur Sophie, la même combinaison paraissait presque fragile, ses hanches étroites, sa poitrine menue, un contraste qui m’excitait plus que je ne voulais l’admettre.
— Prête ? demanda-t-elle, sa main dans la mienne.
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Laurence leva les yeux quand nous entrâmes. Son regard glissa sur nos combinaisons, s’attarda une seconde, puis retrouva son professionnalisme.
— Je vois que vous avez poursuivi l’épilation, commenta-t-elle en désignant nos visages.
— Et ce n’est pas fini, répondit Sophie. On veut encore plus court.
Elle s’assit dans le fauteuil, m’attira sur ses genoux, ses bras autour de ma taille. Laurence s’approcha, un peigne à la main.
— Qu’est-ce que tu veux pour ta mère ?
— Une coupe au bol. Rasé sur les tempes et la nuque. Le dessus garde ses boucles.
Laurence fronça les sourcils.
— Une coupe au bol ? Avec ses cheveux crépus, ça va donner un effet… champignon.
— C’est exactement ce que je veux.
Ma respiration s’accéléra. Sophie posa un baiser sur ma nuque, ses lèvres effleurant la zone tondue de mon undercut.
— Tu me fais confiance, maman ?
— Oui.
Laurence prépara ses outils. Elle traça une ligne tout autour de ma tête au ciseaux, puis la tondeuse bourdonna. Les premières mèches tombèrent, les boucles du dessus séparées de celles des côtés. Je sentis l’air glisser sur mon crâne exposé.
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Le miroir me renvoyait une image fragmentée. La ligne du bol créait un cercle parfait autour de mon crâne, et en dessous, plus rien. Laurence rasa les tempes, la nuque, remontant haut derrière les oreilles. Mes boucles formaient maintenant un dôme compact, une calotte étrange qui flottait au-dessus de ma tête.
— Finis de raser les côtés, ordonna Sophie. Plus haut, jusqu’à la ligne du bol.
La tondeuse remonta, dégageant mes tempes presque jusqu’au sommet. Je ressemblais à un champignon, à une poupée bizarre. Et pourtant, quelque chose en moi vibrait devant cette radicalité.
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— Parfait, murmura
Elle se leva, m’échangea sa place dans le fauteuil. Sa main serra la mienne une dernière fois avant de lâcher.
— À mon tour, dit-elle à Laurence. Pareil. Coupe au bol. Mais plus courte que la sienne.
Laurence haussa un sourcil.
— Plus courte comment ?
— Je veux que la frange soit très courte. Et la coupe remontée haut sur les tempes et la nuque. Ensuite, tu passes le rasoir droit sur les zones rasées.
Les ciseaux de Laurence glissèrent dans les cheveux blonds de Sophie. Le carré qu’elle avait eu disparut, remplacé par une ligne sévère. Le bol dessina un cercle parfait, et la tondeuse suivit, rasant les côtés, dégageant ses tempes. Sophie restait immobile, ses yeux fixés sur son reflet.
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— Plus haut, dit-elle.
Laurence remonta encore, la tondeuse grignotant ses cheveux blonds, laissant une bande de peau nue qui montait presque jusqu’aux tempes.
— Encore.
— Sophie, si je monte plus, il ne restera presque rien.
— C’est ce que je veux.
La tondeuse gronda. La ligne remonta encore, effleurant presque le sommet du crâne. Les cheveux blonds du dessus formaient maintenant une petite calotte, sévère, nette. Laurence prit le rasoir droit, l’ouvrit avec un clic métallique.
— Tu es sûre ?
— Oui.
Le rasoir glissa sur sa tempe, rasant les derniers poils, laissant une peau d’une douceur parfaite. Laurence travailla avec précision, suivant la ligne de la tonte, dégageant chaque millimètre. Quand elle eut fini, Sophie se tourna vers le miroir.
Son visage sans sourcils, ses cheveux réduits à une petite calotte blonde, ses tempes rasées jusqu’au sommet… Elle ressemblait à une extraterrestre, à une créature venue d’un autre monde. Et elle était magnifique.
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— Maintenant, dit-elle en se levant, on sort.
— Comme ça ? demandai-je, ma voix tremblante.
— Comme ça.
Nos doigts s’entrelacèrent. Laurence nous regarda franchir la porte sans un mot. Le soleil de l’après-midi nous frappa en pleine face.
La rue était bondée.
Les regards se tournèrent vers nous. Des têtes pivotèrent, des murmures s’élevèrent. Je sentais leurs yeux sur mes boucles en champignon, sur mes tempes rasées, sur mon visage nu. Sur la combinaison moulante qui dessinait mes seins, mes hanches, l’entrejambe. Sophie marchait à côté de moi, sa main serrant la mienne, sa tête haute, ses tempes rasées brillant au soleil.
Un couple s’arrêta net. Un homme faillit heurter un lampadaire. Des rires étouffés, des chuchotements. Et sous ce regard collectif, une chaleur monta entre mes cuisses.
Sophie se pencha vers moi, ses lèvres effleurant mon oreille.
— Tu les entends ? Ils nous regardent. Ils ne comprennent pas.
Je hochai la tête, incapable de parler.
— Ça t’excite, hein ?
Mes jambes tremblaient. Mon sexe battait sous le lycra, humide, offert.
— Oui, soufflai-je.
Sa main lâcha la mienne, glissa sur ma hanche, s’arrêta sur ma fesse. Elle pressa, ses doigts s’enfonçant dans le tissu.
— Rentrons.
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Le trajet fut une éternité. Chaque pas faisait frotter la combinaison contre mon clitoris gonflé. Dans l’ascenseur, Sophie me poussa contre la paroi, sa bouche contre la mienne, sa langue forçant mes lèvres.
La porte de l’appartement claqua derrière nous.
Ses mains attrapèrent le col de ma combinaison, tirèrent vers le bas. Le lycra céda, libérant mes seins. Sa bouche descendit immédiatement, capturant mon mamelon, sa langue le cinglant.
— Sophie…
Elle grogna, ses dents mordillant la pointe sensible. Ses mains glissèrent le long de mes côtes, trouvèrent la taille de la combinaison, la firent descendre sur mes hanches. Le tissu s’accrocha à mes courbes, puis céda, tombant à mes pieds.
Je me tenais nue devant elle, ma vulve exposée, mes cuisses luisantes de désir. Sophie recula d’un pas, ses yeux parcourant mon corps.
— Tu es à moi, dit-elle.
Sa main saisit mon poignet, m’entraîna vers la chambre. Elle me poussa sur le lit, face contre le matelas. Ses doigts trouvèrent l’ourlet de sa propre combinaison, la firent glisser lentement. J’entendis le tissu tomber.
Son corps contre le mien, sa peau chaude sur mes fesses. Sa bouche descendit le long de ma colonne, baisant chaque vertèbre, s’arrêtant au creux de mes reins.
— Écarte les jambes.