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Les transformations d’une mère et de sa fille 5

By Thierry

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Dans ce chapitre les transformations commencent à devenir un peu plus extrêmes et ce n’est qu’un début, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

je n’arrive pas à publier directement les images, c’est pour cela que je mets un lien, fonctionne t-il correctement?

Chapter 5: Marquées à jamais

Les semaines avaient passées.

Le laser avait tout effacé. Mes aisselles, mes jambes, mon sexe, mes bras, mon crâne — plus un poil, plus un cheveux. Je passais ma main sur ma peau et ne rencontrais qu’une surface lisse, froide, presque artificielle. Mon crâne nu brillait sous la lumière, permanent, définitif. Plus jamais de cheveux. Plus jamais rien.

Sophie avait subi le même traitement sur le sommet de son crâne, sur ses tempes, sur sa nuque. Sa couronne de moine était désormais éternelle, la fine bande blonde de trois centimètres gravée dans sa chair. Le reste — lisse, nu, offert.

Nous marchions dans la rue, nos robes de cuir collant à nos formes. Le soleil frappait mon crâne chauve, une chaleur directe, sans filtre. Les regards des passants glissaient sur nous, s’attardaient, puis se détournaient.

Devant nous, une enseigne en néon rose : Ink & Steel.

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Sophie s’arrêta, sa main serrant la mienne.

— C’est l’heure, murmura-t-elle.

Son pouce caressa l’intérieur de mon poignet, un geste lent, possessif. Elle poussa la porte. Une sonnette tinta, aiguë, métallique.

L’intérieur sentait l’encre et l’alcool, un parfum clinique. Les murs étaient couverts de dessins, de flashs, de photographies de corps transformés. Au fond, une femme se leva de son tabouret.

Elle était grande — un mètre soixante-dix au moins, mince, les épaules larges. Ses bras étaient couverts de motifs, des plantes grimpantes qui s’enroulaient autour de ses avant-bras, des crânes, des fleurs. Un fin chemisier blanc laissait deviner d’autres encres sur son torse, remontant vers son cou. Ses cheveux étaient coupés en brosse, la nuque et les tempes rasées, un duvet sombre sur le sommet.

— Je m’appelle Camille, dit-elle d’une voix grave. Vous avez rendez-vous ?

— Oui, répondit Sophie. Pour ma mère d’abord.

Camille hocha la tête, désigna le fauteuil noir. Je m’y installai, le cuir froid sous mes cuisses nues. Sophie resta debout derrière moi, ses mains sur mes épaules.

— Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Camille, ajustant ses gants.

— Le front. En lettres gothiques noires, bien visibles. Tu sais ce qu’on va écrire.

Camille haussa un sourcil.

— Vous me l’avez dit au téléphone. Mais je veux l’entendre de sa bouche.

Sophie se pencha, ses lèvres effleurant mon oreille.

— Dis-lui, maman.

Ma gorge se serra. Les mots pesaient dans ma bouche, étrangers, lourds.

— Bald mother, murmurai-je.

— Plus fort.

— Bald mother.

Ma voix tremblait. Camille sourit, un sourire professionnel, sans jugement. Elle prépara sa machine, le bourdonnement emplit la pièce. L’aiguille plongea dans ma peau, juste au-dessus de mon sourcil gauche.

La douleur explosa.

Des milliers de piqûres minuscules, une brûlure qui remontait le long de mon front. Je serrai les mâchoires, mes doigts crispés sur les accoudoirs. Sophie ne lâchait pas mes épaules, ses pouces massant mes trapèzes.

— Respire, murmura-t-elle.

Camille travaillait avec précision, ses gestes lents, méthodiques. L’aiguille traçait les premières lettres, des lignes noires qui s’enfonçaient dans mon derme. Je sentais l’encre pénétrer, se mêler à ma chair.

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La lettre B. Puis A. Puis L.

Chaque trait une brûlure, chaque courbe une morsure. Des larmes perlaient au coin de mes yeux, mais je les retenais. Sophie caressait mon crâne nu, ses doigts glissant sur la surface lisse.

— Tu es belle, chuchotait-elle. Tu es si belle.

Camille continua. Le D. L’espace. Le M.

Le bourdonnement de la machine remplissait ma tête, un rythme hypnotique. La douleur se fondait dans une sensation étrange, presque agréable. Une transformation, une marque indélébile.

— Presque fini, dit Camille.

Elle traça le dernier R, le dernier trait, puis coupa la machine.

Le silence revint, lourd, vibrant.

— Regarde.

Camille me tendit un miroir.

Mon reflet me renvoya une inconnue. Mon crâne chauve luisait sous la lumière. Mon front portait désormais une ligne de lettres gothiques noires, parfaitement centrées, lisibles :

BALD MOTHER

Les lettres traversaient mon front d’une tempe à l’autre, nettes, définitives. Je ne pourrais plus les cacher. Plus jamais.

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— Tu es magnifique, dit Sophie.

Elle se pencha, ses lèvres effleurant le tatouage encore frais. Un contact doux, presque sacré.

— Maintenant, à moi.

Elle s’installa dans le fauteuil. Camille prépara une nouvelle aiguille, sortit une boîte de bijoux.

— Le septum, dit Sophie. Un anneau assez gros. Et des anneaux dans les lobes.

Camille désinfecta l’intérieur de son nez, marqua deux points à l’encre violette. La pince s’approche, l’aiguille glissa dans la narine de Sophie.

— Respire par la bouche.

Sophie inspira. La pince se resserra, l’aiguille perça la peau et le cartilage. Un bruit sourd, humide. Sophie ne broncha pas, ses yeux fixés sur le plafond. Camille inséra l’anneau, le ferma, puis elle procéda pour les lobes. Deux clics secs, deux anneaux argentés qui traversaient la chair.

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Elle se leva, se tourna vers le miroir.

L’anneau de septum était large, argenté, presque agressif. Les anneaux dans ses lobes étaient épais, visibles de loin. Sur son visage sans sourcils, avec sa couronne de moine et ses tempes rasées, l’effet était saisissant.

— Parfait, murmura-t-elle.

Elle se tourna vers moi. Ses yeux plongèrent dans les miens.

— Viens.

Camille rangeait ses outils, nous laissant seules face au miroir. Sophie s’approcha, ses mains trouvant mes hanches. Elle m’attira contre elle, ses yeux parcourant mon visage.

— Tu es à moi, dit-elle.

— Je suis à toi.

Ses lèvres rencontrèrent les miennes.

Le baiser était profond, ardent. Sa langue glissa contre la mienne, insistante, possessive. Ses doigts s’enfoncèrent dans mes fesses, pressant mon corps contre le sien. Je gémis dans sa bouche, mes bras s’enroulant autour de son cou.

Camille ne détourna pas le regard.

Elle nous regardait, ses bras croisés, un sourire aux lèvres. Aucun jugement, aucune surprise. Juste une observation silencieuse.

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Sophie rompit le baiser, essuya ma salive du bout du doigt.

— Merci, Camille.

— De rien, répondit la tatoueuse. Revenez quand vous voulez. J’ai d’autres idées pour vous.

Sophie me prit la main, m’entraîna vers la porte. Les pas de nos talons claquaient sur le carrelage.

Dehors, le soleil frappait mon crâne chauve. Mon front tatoué brûlait encore, une chaleur sourde qui pulsait au rythme de mon cœur. Les passants nous regardaient, leurs yeux glissant sur mon front, sur l’anneau de Sophie, sur nos robes de cuir.

Sophie se pencha, ses lèvres contre mon oreille.

— Ils savent, maintenant. Ils savent tous ce que tu es.

Sa main glissa sur ma fesse, pressa.

— Ma mère chauve.

— Ta mère, répondis-je.

Nous marchâmes vers la voiture, nos doigts entrelacés, nos corps collés l’un à l’autre.

La porte de l’appartement claqua derrière nous.

Sophie me poussa contre le mur, ses mains attrapant ma fermeture éclair. Le cuir s’ouvrit, libérant mes seins. Sa bouche descendit immédiatement, capturant mon mamelon, ses dents mordillant la pointe.

Je me cambrai, ma tête cognant le mur. Son anneau de septum cliquetait contre ma peau, froid, métallique.

— Sophie… balbutiai-je.

Elle grogna, ses doigts glissant le long de mon ventre, trouvant mon sexe déjà humide. Elle poussa deux doigts en moi, un coup sec qui me fit gémir.

— Tu es à moi, murmura-t-elle. Mes lettres sur ton front. Mon anneau dans mon nez. On les voit, maintenant. Tout le monde les voit.

Elle retira ses doigts, les porta à sa bouche, les suça lentement.

— Viens. J’ai encore faim de toi.

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